RETRAITES : EN FINIR AVEC LE CATASTROPHISME

mercredi 9 juin 2010 à 20h30
Salle Battant (48 rue Battant) à Besançon

Cette soirée sera animée par Pierre CONCIALDI, économiste, membre du conseil scientifique d'ATTAC et de la fondation Copernic. Elle est co-organisé avec le Comité de défense des retraites qui vient de se créer à Besançon. Ce comité regroupe plusieurs associations, partis politiques et syndicats (NPA, PCF, les Alternatifs, PG, AC !, ATTAC, FSU, Solidaires...).


Entrée Libre.


Pierre CONCIALDI est économiste, chercheur à l'Institut de recherches économiques et sociales (IRES) et spécialisé dans les questions sociales. Il est membre de la fondation Copernic et du conseil scientifique d'ATTAC. Il tient également une chronique dans Siné Hebdo. Il a publié, entre autres ouvrages, Retraites : on vous ment ! (Édition Mango, 2007) et Non à la précarité ! (Édition Mango, 2007)



Depuis une vingtaine d’années, les «réformes» du système de retraites se sont succédées. Ces changements pénaliseront surtout, à long terme, les plus jeunes générations. En 2050, la place des retraités dans l’échelle des niveaux de vie sera, en moyenne, la même qu’au début des années soixante-dix ; à cette époque, plus d’un tiers des retraités étaient pauvres, soit 3,5 fois plus qu’aujourd’hui. Il y a donc urgence à réformer véritablement notre système de retraite pour restaurer des niveaux satisfaisants de pension. Ce n’est pas le sens des mesures que le gouvernement s’apprête à prendre en 2010, en remettant en cause le droit à la retraite à 60 ans et en allongeant encore davantage la durée de cotisation, pour les salariés du privé comme pour les fonctionnaires. Face à l’augmentation du nombre de retraités, ce même gouvernement refuse d’augmenter les ressources des régimes de retraite, mais estime « nécessaire d’encourager les dispositifs d’épargne retraite ». Le système par répartition est petit à petit vidé de son contenu pour promouvoir la capitalisation et satisfaire les appétits des marchés financiers.

Loin des discours catastrophistes que le gouvernement assène pour tenter de faire accepter cette nouvelle régression, d’autres solutions existent qui permettent tout à la fois de préserver le niveau de vie des retraités et d’améliorer le pouvoir d’achat des salaires. Ces solutions supposent un partage plus équilibré des richesses et, aussi, une meilleure répartition de l’emploi pour permettre à tous de travailler moins afin de vivre mieux, avant et pendant la retraite. Contrairement à ce que veut faire croire le gouvernement, ces solutions ne pénaliseraient ni l’emploi, ni la compétitivité. Il n’y a aucune fatalité à travailler toujours plus dans des sociétés de plus en plus productives.

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