« Je n’ai pas peur de parler de Rachida Dati » diffusé par Le Point – Politique le
Voici un papier que je suis heureux de dévoiler ici sur notre site. Le thème est « Actualité française ».
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Titre exacte donné par le journal était: « Je n’ai pas peur de parler de Rachida Dati »
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Mardi soir, au Trianon, l’attente a fini par céder sous le poids des mots. Pierre-Yves Bournazel a tendu son arc et décoché une flèche aussi claire que déterminée : « En 2026, les Parisiens auront-ils le choix entre le passé et le passé ? »
Soutenu par une brochette de figures macronistes, dont l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, l’élu du 18e arrondissement s’est officiellement lancé dans la course à la Mairie de Paris. « Globalement, ç’a été réussi », lâche-t-il attablé à une terrasse non loin de l’Hôtel de Ville de Paris, parlant de son rassemblement devant 1 200 personnes.
Une réussite qui ne se mesure pas seulement au nombre de têtes, mais à la diversité des sensibilités. Le signe, peut-être, d’une candidature qui entend ratisser large et dépasser les clivages.
L’heure de la maturité
C’est devenu un serpent de mer parisien : la candidature de Pierre-Yves Bournazel à la Mairie de Paris. Troisième tentative en 2026. Et cette fois, assure-t-il, c’est la bonne. Oubliée la primaire perdue de 2013 face à Nathalie Kosciusko-Morizet, remisé l’« embouteillage » de 2019 où Benjamin Griveaux – remplacé plus tard par Agnès Buzyn – et Cédric Villani se bousculaient au portillon.
« Ce n’était pas mon moment », reconnaît-il avec une lucidité désarmante. Aujourd’hui, le discours a changé de ton. Fini l’attente, l’hésitation. « Je me suis préparé, je suis prêt, j’en ai envie. J’ai mûrement réfléchi. Je pense que c’est le moment. »
À LIRE AUSSI À Paris, la guerre de succession d’Anne Hidalgo est ouverteCe « déclic », beaucoup l’imaginent lié au retrait d’Anne Hidalgo. Faux, coupe-t-il net. « Je ne me positionne pas par rapport aux autres personnes. Il faut faire de la politique par rapport à ses convictions, à ses valeurs… pour les personnes qu’on veut servir. » Une pique subtile à ceux qui, selon lui, s’agitent plus en fonction des vents que des principes.
Il ose même une réflexion introspective, chose rare en politique : « Je suis toujours très étonné de ces politiques qui ne se posent jamais de questions. Je pense que c’est bien de réfléchir, de douter de soi, pour aller chercher au fond de soi les réponses. » La sienne, il l’a trouvée : « Tu es prêt, tu es déterminé, c’est le moment, tu en as envie. Il faut y aller. »
Jusqu’au bout, le Parc et la PLM
Le mantra, il le martèle depuis des semaines : cette fois, il ira « jusqu’au bout ». Pas de « marchandage », de « discussions » sous le manteau, pas même avec une Rachida Dati dont il fut le conseiller presse et communication au ministère de la Justice. « C’est un parcours de maturité. Je suis prêt. » Un candidat qui ne doute plus de sa légitimité, forgée selon lui par « le travail de terrain le plus en profondeur depuis dix-sept ans ».
Le diagnostic est sans appel pour la majorité sortante : « à bout de souffle », « enlisée dans des dysfonctionnements », manquant de « créativité ». Et pour l’autre camp, celui des revanchards de 2020, la critique est tout aussi cinglante : une « vision datée », une « logique de retour en arrière », le « culte de la personnalité » l’emportant sur le projet. « La démolition du bilan d’Hidalgo ne fait pas un projet », assène-t-il, citant la réouverture des voies sur berges comme un exemple criant de « régression ».
Sa méthode ? L’écoute. Pas un vain mot pour cet homme qui a mobilisé les Parisiens autour d’un document – « Et vous, maire de Paris ? » – récoltant plus de 5 000 propositions. Il affirme s’être entouré de 367 citoyens de tous bords et se nourrit des rencontres avec des collectifs d’habitants. Un travail de fond qui le mènera bientôt à Stockholm pour s’inspirer des meilleures pratiques européennes.
À LIRE AUSSI Anne Hidalgo se retire, la bataille de Paris est lancéeUn autre dossier brûlant s’invite dans la conversation : la loi PLM (Paris, Lyon, Marseille). À titre personnel, il y est favorable. « Les Parisiens ne sont pas des sous-électeurs. Ils méritent d’élire leur équipe municipale au suffrage universel direct, sans passer par les arrondissements. » Un « progrès démocratique », selon lui, où « une voix doit peser de la même force dans le 16e comme dans le 20e ». Sa seule réserve ? Le manque de compétences dévolues aux mairies d’arrondissement et l’absence d’automaticité de la présence de leurs maires au Conseil de Paris. Une position « constante », qu’il assure n’être pas un « calcul électoral ».
Et le PSG ? Le sujet est hautement sensible dans la capitale, surtout après la victoire du club en Ligue des champions. Pierre-Yves Bournazel ne s’y dérobe pas. Il salue la « magnifique victoire » mais dénonce les débordements qui ont « gâché la fête ». Sur le Parc des princes, il est intraitable : la rupture de dialogue entre la Ville et le club est « inadmissible ». Sa proposition ? Un compromis. Agrandir le stade à 60 000 places, prolonger le bail au-delà de 2044, et même, pourquoi pas, un investissement de la Ville. « Paris, c’est le PSG. Le PSG, c’est le Parc », répète-t-il à l’envi.
Le bulldozer et la bienveillance
Un documentaire sur Rachida Dati, où il apparaît brièvement, a été diffusé ce jeudi, le soir même de l’interview. Il a accepté de témoigner, « parce qu’on m’a dit que certains avaient peur de parler. Des gens du monde politique, économique, culturel. Moi, je n’ai pas peur. » Il ne commente pas les « affaires », mais assume avoir qualifié Dati de « bulldozer ».
Une description factuelle, sans menace ni intimidation. Car lui revendique une autre posture : la « bienveillance ». « Je pense qu’un maire doit être bienveillant envers ses concitoyens. Cela ne veut pas dire être faible. Bien au contraire. Cette campagne m’a renforcé. Je me sens prêt. »
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Un homme du terroir, finalement : né dans le Cantal, enfance en Corrèze, arrivé à Paris dans la vingtaine. Le 18e arrondissement, où il vit depuis 2007, est son laboratoire. « C’est un petit Paris de 200 000 habitants. Quand on fait le tour du 18e, on fait le tour de Paris, de la France et du monde. » Une diversité qui l’a fait « évoluer sur des sujets » qu’il n’aurait pas vus seul. Sa fierté ? Un amendement qu’il a porté pour la réquisition des logements des marchands de sommeil. Un combat de terrain, au plus près des réalités.
Et si l’élection venait à lui sourire ? Il saluerait d’Anne Hidalgo « trois choses : les rues aux écoles, l’éveil musical dans les écoles, et les pistes cyclables – même si je pense qu’il faut mieux les sécuriser ». Pas de sectarisme, donc. Une volonté de « reconnaître ce qui a été utile », car « détricoter pour détricoter, ça n’a aucun sens ». Une façon de légitimer son propre projet de changement, qu’il promet « profond ». Pierre-Yves Bournazel le sait : l’heure est à la maturité, la sienne et celle d’une ville qu’il veut servir avec « une force tranquille ».
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