Mélenchon et la dangereuse « planification » de l’agriculture française ! publié par Le Point – Politique le
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Titre exacte donné par le journal était: Mélenchon et la dangereuse « planification » de l’agriculture française !
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Pour savoir à quoi les agriculteurs doivent s’attendre si La France insoumise arrive au pouvoir, il suffit de réécouter l’intervention de son leader, Jean-Luc Mélenchon, diffusée le 29 août dernier pour Le Moment politique. Grand moment en effet lorsqu’il inaugure la parenthèse agricole en évoquant les 2 millions de signataires hostiles à la loi Duplomb avec ces mots : « Ce mode de production est meurtrier pour le peuple… » Les agriculteurs qui nourrissent 3 fois par jour et 365 jours par an 67 millions de Français tout en générant 1,5 million d’emplois et presque 100 milliards de chiffre d’affaires apprécieront le compliment !
Et Jean-Luc Mélenchon de poursuivre avec une proposition qui refait souvent surface dans son plaidoyer pour un monde paysan où il voulait installer encore récemment, avec on ne sait quelle poudre de perlimpinpin, 300 000 agriculteurs supplémentaires : « Un gouvernement Insoumis n’aurait pas vraiment besoin d’un ministère de l’Agriculture, il lui faudrait un ministère de l’Alimentation. Car alors, en traçant la route, en disant de quel côté on veut aller, eh bien l’intendance suivra. Et si elle ne suit pas, eh bien elle fera autre chose… »
La « planification » ou la nostalgie des kolkhozes
Arrêtons-nous un instant pour jauger l’irresponsabilité du propos avec, récurrente dans la bouche des écologistes, l’absence totale de propositions qui laisse assis dans le vide ceux qui attendent une alternative, une solution. Cette « autre chose » qui, à défaut d’exister vraiment, nourrit l’idéologie. Celle qui sourd au détour d’une phrase comme elle rappelle les plus sombres échecs de l’histoire : « Pour ceux qui le veulent, ils feront ce qui est prévu. Parce que la planification leur donnera une perspective sur le moyen et le long terme… »
À LIRE AUSSI Ce que cache la « nouvelle France » de Jean-Luc MélenchonLa planification ! Terme redoutable qui ne va pas sans évoquer la nostalgie des kolkhozes et autres sovkhozes, mais aussi quelques doctrines collectivistes ayant provoqué la famine et la mort de 8 millions de personnes en URSS au début des années 1930 et plus de 40 millions entre 1958 et 1963 lors du « Grand bond en avant » chinois lancé par Mao Zedong.
Une « planification » qui, toujours selon Mélenchon, induirait « la gratuité des cantines pour tous les enfants de France… et bio. Alors, partout il faudrait aider les agriculteurs bio à produire la quantité de carottes, de chou-fleur et ainsi de suite… » Pas de viande au menu bien entendu dans le propos et une certaine condescendance assez réductrice et frugale, avec le bio comme seul horizon, comme seul credo. Ce bio qui provoqua la famine en 2021 au Sri Lanka et obligea le gouvernement de ce pays à réautoriser les intrants indispensables au développement et à la protection des cultures.
Le bio, plus rare et plus cher
Ce bio dont les rendements français en blé tendre sont inférieurs de 57 % à ceux de l’agriculture conventionnelle (Source Agreste 2023). Ce bio dont les rendements nationaux en fruits et légumes sont inférieurs, pour 12 espèces et toujours comparé au conventionnel, de 41 %, dont 68 % en prune, 62 % en pêche nectarine, 38,5 % en tomate… (Source Interfel AgrexConsulting 2025).
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Ce bio de plus en plus boudé par les consommateurs car plus cher d’environ 30 % par rapport au conventionnel. Un écart imputable aux coûts de production qui nécessitent beaucoup plus de main-d’œuvre avec des cultures plus exposées aux ravageurs et aux maladies, car privées de moyens de lutte. Ce qui explique certainement le recul des surfaces françaises exploitées en bio, soit 110 445 hectares de moins entre 2023 et 2024 (Sources Agence Bio).
Sachant que, dans notre pays, le bio occupe seulement 10,1 % des surfaces agricoles et concerne uniquement 5,7 % des achats alimentaires, les ambitions de Jean-Luc Mélenchon et de la plupart des élus écologistes devront certainement, s’ils veulent imposer leur « planification », tenir compte des critères économiques, techniques et sociétaux qui jugulent le développement de la filière au-delà des effets de niche et des limites imposées par le pouvoir d’achat.
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L’agriculture, comme la plupart des professions, nécessite des connaissances qui ne s’improvisent pas et qui s’inscrivent sur le temps long. Il faut, pour pouvoir l’exercer, être suffisamment qualifié et rompu aux vicissitudes du métier. Et ce n’est pas, Monsieur Mélenchon, depuis quelques salles de conférences où l’on est ovationné que l’on fait pousser les « carottes et les choux-fleurs » en politisant les pratiques, en théorisant le métier d’agriculteur. La responsabilité qui incombe aux politiques, l’histoire a, hélas, su le démontrer, est proportionnelle à la misère qu’elle peut susciter quand elle impose des décisions démagogiques déconnectées de toute expérience, compétence et lucidité.
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