« Je ne suis pas là pour faire de l’intérim » publié par Le Point – Politique le
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Fabien Roussel raffole de ces moments. À peine est-il sorti d’une matinale radio que le secrétaire national du Parti communiste français nous retrouve dans un café voisin. Souriant et décontracté, comme à son habitude, l’ex-député du Nord a peu de temps. En pleine promotion de son dernier livre, Le Parti pris du travail (éd. Le Cherche Midi), ses derniers jours ont des airs de marathon médiatique. Pas d’inquiétude, cela ne l’effraie en rien. Au contraire.
Son moral est de nouveau au beau fixe. Ce qui n’a pas toujours été le cas. Il faut dire que neuf mois plus tôt, le choc fut brutal. Sa « circo », communiste depuis 1958, n’a pas résisté à la vague RN. Face à lui, Guillaume Florquin, le candidat du parti d’extrême droite, inconnu du grand public, l’emporte au premier tour avec 50,3 % des suffrages. « Ça a été dur, je n’ai pas eu le choix que d’écouter les électeurs », reconnaît le communiste avec une pointe de gêne.
Lui, l’adepte des plateaux, des micros tendus et autres a soudain ressenti le besoin de s’éclipser, loin du tumulte parisien. À Saint-Amand-les-Eaux (Nord) – où celui-ci est devenu maire en janvier 2025 –, il se recentre près de sa femme, ses enfants, ses racines. « Bien sûr, il y a eu un moment de blues, mais quand on est un militant qui a passé plus de temps dans sa vie à militer sans mandat, on ne s’arrête pas et on continue », confie-t-il avant de se reprendre. Fendre l’armure, ce n’est pas le genre de la maison.
Dès l’automne d’ailleurs, le quinquagénaire rempile en toute discrétion et se lance dans un tour de France. Celle des sous-préfectures. « Moitié de la semaine à Saint-Amand, moitié sur les routes. » Le communiste veut parler avec « ces oubliés de la République », comme il les appelle. Défendre les territoires qu’il dit tant affectionner. « J’ai beaucoup écouté, certains sont venus me voir par sympathie d’autre par curiosité, mais à travers les questions de chacun, on comprend mieux les problèmes », souffle-t-il. Preuve que son initiative était la bonne, plusieurs responsables à gauche s’inspirent de lui, nous dit-il non sans fierté. « Je suis largement copié et tant mieux. Je leur dis : “Allez écouter les gens.” »
De ses écoutes, lui en a écrit un livre. 160 pages aux airs de tracts de campagne dans lesquelles Fabien Roussel multiplie les propositions. Certaines ne changent pas ou peu, comme le retour à la retraite à 60 ans ou la nécessité d’un choc d’investissement – entre 400 et 600 milliards – pour ressouder la nation. D’autres au contraire sont plus inattendues comme lorsque le communiste propose de supprimer le revenu de solidarité active (RSA). « C’est une volonté d’illustrer la société dans laquelle je rêve de vivre, une société où chacun peut avoir un emploi ou une formation avec un salaire », éclaircit-il, conscient que la formule peut faire lever un sourcil.
Son combat contre les « sangsues »
En réalité, cela ne cacherait-il pas une volonté, même légère, de créer la polémique ? L’intéressé se redresse de son siège et balaie l’idée. Tout a été pensé de concert avec le Parti communiste, chaque mesure est réfléchie, il ne faut rien y voir de plus. Soit. Mais, taquin, on ose le relancer sur une autre partie du livre, celle dépeignant les milliardaires en véritables « sangsues ».
Et cela tombe bien, le secrétaire national du PCF s’en souvient très bien. En pleine nuit de novembre, alors que les salariés de La Fonderie de Bretagne sont en grève, inquiets des conditions de vente de leur usine, l’ex-député laisse sa colère lui souffler ces quelques lignes. « Ils nous pompent littéralement le sang et nous vident de nos vies. Malgré les dégâts immenses qu’ils provoquent sur le corps social, ils ne sont pas chassés. Au contraire, ils mènent une vie de château, font la une des journaux, sont célébrés comme des héros », écrit-il, un brin populiste à propos des grandes fortunes françaises.
Cinq mois plus tard, face à nous, Fabien Roussel n’a pas perdu une goutte de cette rage contre ceux qui « en veulent toujours plus ». La récente annonce d’un plan de licenciement de 636 salariés chez ArcelorMittal, le géant de l’acier, n’arrange rien. « Ils ont des dividendes énormes et refusent les investissements, ce sont des voyous », proteste-t-il avec un regard bleu perçant. « Plus de 200 milliards d’euros de cadeaux fiscaux au capital. À nous de réorienter le rapport de force en faveur du travail. »
Outre-Atlantique, face au tango Trump-Musk, l’ancien député appelle même à « un bazooka monétaire ». « Créons des richesses en produisant et en consommant », implore-t-il avec entrain. Les formules sont ciselées, et en quelques secondes, on se croirait presque à l’un de ses meetings trois ans plus tôt lors des présidentielles de 2022 où il récolta 2,28 % des suffrages. « Je suis toujours en campagne », se plaît toutefois à souligner Roussel.
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Cela, on semblait le comprendre, mais pour quoi ? Bavard depuis son arrivée, le (presque) candidat se fait tout de suite plus prudent. Pour 2027, « je souhaite le rassemblement le plus large sur le programme le plus ambitieux », explique-t-il sobrement. « L’union pour l’union ne suffira pas, d’abord le fond et, sur ce point, je ne sacrifierai pas la politique énergétique ou industrielle du pays », avertit tout juste le défenseur du nucléaire, conscient que la question sera affaire de crispation parmi les différentes formations de gauche. Pour le reste, pas un mot de plus. Insoumis, socialistes ou écologistes n’en prendront pas pour leur grade aujourd’hui. En politique, les années sont des décennies, ce n’est pas le moment de se dévoiler…
Quid de 2026 et des élections municipales ? Celles-ci se déroulent dans une année et on ose croire que le communiste ne les ignore pas. « Je ne suis pas là pour faire de l’intérim, je suis passionné par ma ville donc je m’inscris dans la durée, lâche-t-il avec un sourire. À vous de lire entre les lignes. » Le message est passé.
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